Mali : le ministère des Affaires étrangères conseille un départ temporaire des ressortissants français
Contexte sécuritaire et appel au départ
La note publiée par le ministère des Affaires étrangères invite les ressortissants français à quitter temporairement le Mali « dès que possible », au regard d’un contexte sécuritaire qui se dégrade, notamment à Bamako et dans plusieurs régions, où un blocus jihadiste pèse sur le pays.
Elle précise que le contexte sécuritaire se dégrade même dans la capitale et que les déplacements par voie terrestre restent déconseillés, les routes nationales étant ciblées par des attaques attribuées à des groupes terroristes.
Modalités de départ et précautions de voyage
Il est recommandé de prévoir un départ temporaire du Mali par les vols commerciaux encore disponibles. Le document rappelle toutefois qu’il demeure formellement déconseillé de se rendre au Mali, quel que soit le motif.
Dispositif diplomatique et protection consulaire
Interrogé par l’AFP, le ministère n’a pas immédiatement confirmé si cette consigne s’applique aussi au personnel de l’ambassade. Le porte-parole avait auparavant souligné que la France suivait avec « une grande attention et une véritable préoccupation » l’évolution de la sécurité au Mali et que le dispositif diplomatique restait inchangé, l’ambassade restant ouverte et dirigée par un chargé d’affaires chargé de la protection consulaire des 4300 ressortissants inscrits sur la liste consulaire. Leur sécurité demeure une priorité.
Contexte sécuritaire et économique
Depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire alimentée notamment par les violences du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda) et de l’organisation État islamique, ainsi que par des groupes criminels communautaires. Ces dernières semaines, le JNIM imposerait jusqu’à Bamako un blocus sur les importations de carburant, pesant sur l’économie du pays enclavé.
Réactions internationales
La semaine dernière, les États‑Unis et le Royaume‑Uni avaient annoncé l’évacuation de leur personnel « non essentiel » et de leurs familles face à la dégradation de la situation.